Bioremédiation in situ de la nappe et des sols impactés par des solvants chlorés

Client :

Confidentiel, Est de la France

Contexte :

Suite à la cessation d’activité d’un ancien site de fabrication de pièces automobiles et la mise en évidence d’une pollution de la nappe sous jacente par des solvants chlorés: Chlorure de Vinyle, Tetrachloroéthylène (PCE), Trichloréthylène (TCE) et Dichloroéthylène (DCE), OGD est intervenue pour proposer des solutions d’ingénierie environnementale et une solution de bioremédiation in situ.

La pollution historique en solvants chlorés (PCE, TCE) dans les eaux souterraines présentait les caractéristiques suivantes :

  • Panache sur 12 000 m² environ sur une épaisseur d’environ 8 m
  • Sources sols non localisées – encore actives
  • Aquifère fortement aérobie avec une vitesse écoulement élevée (300 m/an), soit des conditions peu favorables pour une dégradation naturelle des polluants
  • Constats d’impacts en PCE, DCE à l’extérieur du site – étang à usage récréatif

L’objectif de réhabilitation consistait donc à résorber le panache de pollution pour rétablir la compatibilité des milieux avec leurs usages notamment à l’extérieur du site avec l’atteinte d’objectifs de dépollution pour les eaux souterraines et superficielles équivalents aux valeurs de qualité fixées par le SDAGE.

Réalisation :

En considérant les caractéristiques de la pollution, la configuration du site et les enjeux de la réhabilitation, OGD a mis en œuvre un traitement des solvants chlorés en nappe par voie anaérobie (traitement par déchloration réductrice).

Cette solution a été conduite en 2 temps :

  • Une 1re phase préalable d’ingénierie avec notamment la réalisation d’un essai pilote effectué sur une zone restreinte située au cœur du panache. Cet essai permet de valider la nature des données d’entrée et d’ajuster le dimensionnement du traitement à l’échelle du site avec garanties de performances et de résultats
  • Une 2e étape consistant à la mise en œuvre du traitement à l’échelle globale du site donc avec :
    • La réalisation d’analyse de biologie moléculaire sur les eaux souterraines permettant de déterminer le potentiel de dégradation microbiologique
    • La mise en place de puits d’injection
    • L’injection en zone saturée d’une combinaison de produits donneurs d’électrons favorisant la biodégradation anaérobie
    • Le monitoring des eaux souterraines sur une durée de 30 mois afin de contrôler le processus de déchloration (contrôle sur les piézomètres et l’étang) et d’ajuster au besoin les paramètres du milieu. Ce monitoring a été réalisé à 2 niveaux :
      • Contrôles et analyses physico-chimiques « classiques » au niveau des eaux souterraines (COHV, métabolites de la dégradation, autres paramètres du milieu… )
      • Suivi microbiologique par quantification de l’ADN et de l’ARN des bactéries endogènes responsables de la dégradation (détection de signes de présence et d’activité)
  • Accompagnement DREAL
  • Abattement après injection (T+18 mois) des teneurs en PCE et produits de dégradation (DCE, CV) >90 %
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